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Découvrons la cardine

On voit souvent la cardine dans les livres qui parlent de poissons, mais on la voit rarement dans les poissonneries.

Pourquoi ? Mystère… Lorsque nous avons vu ces cardines sur l’étal du poissonnier du marché, nous nous sommes dits que Cuisine à l’Ouest se devait de tenter l’aventure… Nous avons d’abord questionné le poissonnier :

— Tiens, de la cardine, c’est rare… C’est bon ?

— Oui, c’est pas mal, c’est bien meilleur qu’on le dit. Ça ressemble un peu à la limande. D’ailleurs on l’appelle aussi la limande rose. Les filets sont un peu plus minces que ceux de la limande. Je vous la mets en filets ?

— Non non, merci, on veut la garder entière pour faire des photos.

La cardine, poisson économique et de saveur agréable

De retour à la maison, enquête sur internet. On apprend que les chalutiers de Concarneau vont pêcher la cardine en mer d’Irlande. Mais où passent toutes ces cardines ? Nouveau mystère… Elles sont exportées, peut-être, comme le chinchard.

Deuxième information glanée sur internet : la chair de la cardine serait un peu insipide et ne se tiendrait pas bien. On y met le conditionnel, car il ne faut pas croire tout ce qu’on lit sur internet, c’est bien connu. Ne vous inquiétez pas, Cuisine à l’Ouest est là pour vérifier.

Après avoir photographié notre poisson entier, nous avons levé les filets, c’est une opération assez facile, comme pour tous les poissons plats. Comme la chair est supposée mal se tenir, nous avons gardé la peau, qui offre l’avantage d’assurer la cohésion du filet pendant la cuisson. Les filets sont finalement assez épais.

Une sauce simple, pas trop présente, nous permettra de bien tester la valeur gustative du poisson.  Nous avons opté pour un beurre citronné : faites fondre 50 g de beurre, ajoutez le jus d’un demi-citron, puis une bonne cuillère à soupe de crème fraîche épaisse.

Nous avons poêlés les filets de cardine au beurre, côté peau, sans les retourner. La pose d’un couvercle à mi-cuisson permet de renvoyer suffisamment de chaleur sur le dessus pour assurer la cuisson complète. Nous ne le dirons jamais assez, la surcuisson gâche le poisson !

Un peu de fleur de sel, du poivre… et voilà, le filet de cardine est prêt. Nous l’accompagnons de quelques épinards crémés et de riz trois couleurs.

Recette de cardine

Alors, on goûte ?

Eh bien c’est plutôt une bonne surprise : la chair n’a pas la fermeté de celle d’un turbot ou d’une barbue, mais elle se tient tout de même plutôt bien.

La saveur est délicate, on a le goût fin des poissons plats nobles, peut-être un peu plus discret.

En tout cas, un goût très agréable. Ah oui, on ne vous a pas dit : la cardine est très économique, deux fois moins cher que la limande-sole, trois ou quatre fois moins que la barbue !

 

[Recette d’internaute]
Les nuggets maison de Lucie

Lucie, 14 ans, aime faire la cuisine. Ces nuggets de poulet sont une de ses recettes préférées.

Les nuggets de poulet, ce sont ces morceaux de poulet panés que la restauration rapide a popularisés. « Nugget » signifie « pépite ». Curieux, non ? D’autant que les nuggets de Lucie, préparés avec des corn flakes, évoquent un peu les roses des sables.

Ces nuggets aux corn flakes se tiennent très bien, ils sont très croustillants et très light puisque cuits au four sans matière grasse. Une variante gourmande consiste à les poêler au beurre. C’est plus doré mais plus gras.

Quoi qu’il en soit, ces nuggets sont sympas, il se mangent avec les doigts, on les trempe dans une sauce avant de les croquer.

Idée de sauce : mélangez ketchup, sauce soja et purée de piment, et voilà une sauce hot vite faite !

Accompagnez-les d’une grande salade verte, cela fera un plat équilibré.

La recette des nuggets aux corn flakes

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Les nuggets aux corn flakes de Lucie
Temps de Préparation 20 min
Temps de Cuisson 20 min
Portions
4 personnes
Ingrédients
  • 4 blancs de poulet
  • 4 œufs
  • 250 g corn flakes
  • 100 g farine
  • Épices Selon vos goûts : curry, paprika, piment d'Espelette…
Temps de Préparation 20 min
Temps de Cuisson 20 min
Portions
4 personnes
Ingrédients
  • 4 blancs de poulet
  • 4 œufs
  • 250 g corn flakes
  • 100 g farine
  • Épices Selon vos goûts : curry, paprika, piment d'Espelette…
Instructions
  1. Coupez le poulet en morceaux.
  2. Cassez les œufs dans un bol ou un saladier, battez-les.
  3. Déposez la faine dans une assiette creuse, mélangez-la avec vos épices.
  4. Déposez les corn flakes dans un autre saladier, écrasez-les grossièrement, il doit rester des morceaux de tailles différentes.
  5. Passez les morceaux de poulet d'abord dans la farine, puis trempez bien dans l'œuf battu.
  6. Enfin, passez-les dans les cornflakes en faisant attention qu'ils soient bien recouverts sur chaque face.
  7. Déposez sur une plaque allant au four.
  8. Cuisez 20 minutes au four à 180°C.
  9. Servez avec un choix de sauces.

Le poulet de Janzé version Bio

On connaît la qualité exceptionnelle du poulet de Janzé… Qualité due au choix d’une race traditionnelle adaptée, à la croissance lente et aux conditions d’élevage. Le tout certifié par un Label rouge. À partir de cette semaine, vous pourrez trouver le fameux poulet de Janzé dans sa version Bio.

Le Poulet de Janzé présentait cette démarche fin mars 2018 lors d’une conférence de presse chez l’un des éleveurs concernés. “Le Bio est une demande des éleveurs, indiquait Stéphane Letué, directeur de la coopérative. Dans un premier temps, sept d’entre eux se sont lancés.

Poulet-fermier-Bio-JanzeAucune concession n’est faite sur la qualité : “Notre Label Rouge est plus exigeant, sur bien des points, que le cahier des charges Bio européen. Nos volailles Bio respecteront les deux. Un exemple : nous avons 81 jours d’élevage dont 40 en plein air, contre 70 et 23 pour la norme européenne”. La durée d’élevage est en effet un critère de qualité : la croissance lente assure une texture et une saveur qui n’ont rien à voir avec le poulet industriel qui peut lui arriver à maturité en 32 jours.

Les éleveurs

Annie et Yves, éleveurs de poulets de Janzé

Annie et Yves Colleu, qui recevaient les journalistes sur leur ferme : “Nous avons commencé la conversion de notre élevage de vaches laitières en 2010. Il nous manquait un petit quelque chose pour finir notre carrière. Nous avions choisi le Label rouge pour les conditions d’élevage qui nous plaisent bien, et il n’aurait pas été question de partir en bio avec un cahier des charges moins disant.


Julien et Christine, éleveurs de poulets de Janzé

Julien et Christine : “L’exploitation des parents de Christine, que nous reprenons, fait du poulet de Janzé depuis 1985, et exploite un verger de pommes à cidre bio depuis 2013. On était impatient de pouvoir faire du poulet de Janzé Bio. Le parcours des poulets se fait sur le verger, ce qui est intéressant à la fois pour l’entretien et la fertilisation.
On a 30 ans, on est portés par ces problématiques environnementales.


Michel et Yolande, éleveurs de poulets de Janzé

Michel et Yolande : “Nous élevons 60 vaches laitières sur 80 ha, et nous sommes en conversion Bio depuis octobre 2016. Nous étions demandeurs pour faire du poulet Bio. Nous entrons dans une démarche de transmission, nous devions consolider l’exploitation et nous préférions aller vers le Bio plutôt que d’agrandir.


Philippe, éleveur de poulets de Janzé

Philippe : “J’accompagne ma fille Marion dans se démarche de reprise d’une exploitation. J’ai un élevage de vaches laitières Bio, la volaille c’est complètement nouveau pour nous ! Marion reprends un élevage et le passe en Bio, pour le moment nous plantons des piquets et nous posons des clôtures…


Isabelle, éleveuse de poulets de Janzé

Isabelle : “Avec mon mari Michel, nous produisons des céréales sur 40 ha, et nous avions un « poulailler de Janzé » depuis 1984. Nous démarrons notre conversion, et nous en profitons pour construire trois autres poulaillers.”


Christophe, éleveur de poulets de JanzéChristophe : “Je fais du porc Bio depuis 25 ans. En bio, je maîtrise, je suis tranquille dans ma tête. Je suis très content de pouvoir enfin faire du poulet bio !

 


Le poulet de Janzé jauneLe poulet de Janzé est en vente dans tous les magasins, vous pouvez aussi le commander sur le site pouletdejanze.fr

Les secrets de la cuisson des langoustines

Les langoustines sont en Bretagne le nec plus ultra des tables de fête.

Tout en décortiquant avec précaution les délicats crustacés, les convives en viennent toujours au sujet de la cuisson :

Elles sont très bonnes, parfaitement cuites. Moi, je les cuit 2 minutes, c’est largement suffisant.

— Ah oui, mais 2 minutes à partir de la plongée ou à partir de la reprise de l’ébullition ?

— Ah non, moi, je les plonge dans l’eau bouillante, j’éteins le feu et je laisse 5 minutes…

Bon, on l’a compris, chacun a sa méthode. Le but est d’obtenir une langoustine à la queue ferme, qui s’extrait facilement de sa carapace, et qui offre toute sa saveur. Et non pas une queue qui s’effiloche, sans structure, un mâchouillis qui n’est que gâchis.

Mais alors, c’est quoi, le temps de cuisson des langoustines ? Pas simple : il est de toutes façons très court. Si on veut être précis, il faudrait tenir compte de la taille des langoustines, de la quantité d’eau utilisée en fonction de la quantité de langoustines.

Langoustines avant cuisson

Rassurez-vous : le temps de cuisson n’est pas si important qu’on le dit. Le secret, c’est que les langoustines soient fraîches, et même, n’ayons pas peur de le dire, vivantes. Elles frétillent sur l’étal du poissonnier ? Vous pouvez les acheter. Mais attention ! Si le poissonnier emballe vos langoustines dans un sac plastique ou, pire, dans une pochette soudée comme on le fait parfois pour le poisson, elles seront asphyxiées avant le retour à la maison.

Laissez donc respirer vos langoustines, manipulez-les avec précautions, ne les écrasez pas au fond de votre sac, ne les mettez pas au frigo, ni au chaud.

Il faudra les plonger vivantes dans une grande quantité d’eau bouillante salée. Pas très cool, vu du côté de la langoustine, on vous l’accorde, mais cette fin rapide est finalement préférable à l’asphyxie évoquée ci-dessus, non ?

Comment cuire les langoustines

Le temps de cuisson, autour de 3 minutes, ne laissera pas le temps à l’ébullition de reprendre. Les langoustines vont donc cuire dans l’eau chaude, pratiquement à basse température*. Un peu en-dessous de 3 minutes, vos langoustines risquent de manquer de fermeté, mais elles seront tout de même excellentes.  Un peu au-dessus, elles deviendront plus sèches.

Une fois cuites, il faut égoutter rapidement vos langoustines, et les étaler afin que la température retombe assez vite. N’allez pas pour autant les passer sous l’eau froide, vous risqueriez de perdre de la saveur.

Une assiette de langoustines

Dégustez-les tièdes, c’est encore meilleur. Avec du pain-beurre. De la mayonnaise si vous y tenez.

* À propos de basse température, nous avons fait l’essai : 15 minutes dans une eau à 65°C. Le temps de cuisson est ici moins précis, car la cuisson est lente. Le résultat est excellent, mais la différence de saveur avec la cuisson classique ne justifie peut-être pas la complication que cela représente.

Déniché sur les blogs
Crêpes de sarrasin aux poireaux et pois chiches rôtis d‘Épices et moi

Chacun sa complète ! Les crêpes de sarrasin peuvent se décliner à l’infini… Nous avons déniché une version végétarienne tout à fait originale chez Lyne, du blog Épices et moi.

Le sarrasin convient particulièrement bien à la cuisine végétarienne, puisqu’il est riche et équilibré en protéines. Lyne y ajoute des légumes, bien évidemment : elle choisit le poireau, qu’elle fait doucement poêler avec de l’oignon et de l’ail, et qu’elle agrémente d’une touche de flocons de piments.

Les pois chiches rôtis apportent eux aussi leurs protéines, ainsi qu’une saveur originale.

Enfin, l’indispensable côté « fond de frigo » est apporté par un fromage de chèvre (« Une erreur dans les courses« , avoue Lyne), que vous pouvez remplacer par un fromage végétal ou de la levure maltée à la crème.

Pas sectaire, Lyne suggère des variantes carnées, avec des lardons, du bacon, du saumon fumé ou des cubes de poulet rôti.

Le blog Épices et moi

Le blog Épices et moi

Comme l’indique le suffixe d’epiceetmoi.be, Lyne habite en Belgique. Elle aime et pratique la cuisine depuis toujours : “Un moment libératoire. Un moment découverte. Un moment plaisir”, dit-elle. Elle anime son blog depuis 2011 et a gagné une belle audience, due à l’originalité de ses trouvailles et à la qualité exceptionnelle de ses photos.

Les magnifiques photos de Lyne, d'Épices & moi

Vous y trouverez quelques recettes inspirées par les produits bretons :

Mais fouillez un peu dans ses archives, vous tomberez sur ses trouvailles originales et toujours de qualité, comme ces sandwiches de Tuc, ce Latte de pain d’épices ou cette jolie tartelette « Octobre rose »

Les idées-minute
Crêpe au saumon retour de marché

Au marché, on a très envie d’acheter des produits de qualité. On y trouve souvent de belles surprises, des produits rares ou inconnus.

On se laisse tenter par cette drôle de verdure, le pourpier aux feuilles rondes au bout de tiges démesurément longues (“Tout se mange”, dit le maraîcher), la ficoïde glaciale si étrange…

Plus loin chez le fromager ce chèvre frais si frais si frais… À côté, le beurre Bordier, vous avez déjà goûté le beurre Bordier ?

Enfin la crêpière, tiens, des crêpes, c’est une idée, on va prendre 6 crêpes de blé noir, s’il vous plaît Madame.

— Et voilà, 6 galettes !

— Ah vous dites « galettes », vous ?

— Ici en Finistère, on dit « crêpes de blé noir », moi je dis « galettes », à la rennaise, car j’ai appris à les faire à Rennes. Ici, on ajoute des œufs, du lait… la recette rennaise est plus simple : de la farine de sarrasin, du sel, de l’eau et rien d’autre. C’est plus difficile à « tirer » sur la poêle, mais c’est meilleur, on a bien le goût du sarrasin.

Voilà, c’est l’esprit marché : on achète de bonnes choses, mais surtout on en parle, on raconte comment c’est fait, on échange des conseils, des idées… Parler, c’est le début du bien-manger. Causer, c’est aussi important que cuisiner.

Beurre Bordier, chêvre frais, ficoïde glaciale et

Bon, on la fait, cette crêpe « retour de marché » ? Rien de bien compliqué : un peu de beurre Bordier au fond de la poêle, on pose la crêpe avec une infinie délicatesse (la crêpe de blé noir est fragile, car sans gluten), on y dépose quelques morceaux de saumon frais préalablement poêlé, quelques touches de chèvre frais, de la fleur de sel de Guérande, du poivre.

Cuisiner crêpe saumon chêvre

On plie les bords, juste assez pour laisser voir la garniture.

On glisse la crêpe sur l’assiette avec la même délicatesse, on agrémente d’un bon morceau de beurre Bordier qui va fondre doucement, on ajoute le pourpier et la ficoïde, on arrose de vinaigrette au balsamique…

Et voilà, c’est tout simple, non ? Et pourtant c’est un régal. Un concentré de bonnes choses dans l’assiette.

Les idées-minute
Sauce dips au wakamé

Si vous aimez l’odeur de la marée basse, ce parfum de goémon, d’iode, de vie, cette sauce vous transportera.

Le wakamé est une algue d’origine asiatique, aujourd’hui cultivée en Bretagne. Pour plus d’infos sur cette algue (et sur toutes les autres), voyez l’excellent site Foodalgue animé par Régine Quéva :

Le wakame sur FoodalguesLe wakamé offre en toute délicatesse cette saveur dite « iodée ». Si vous aimez vraiment beaucoup ce côté marin, faite plutôt votre sauce avec de la laitue de mer. Si vous préférez essayer les algues mais que le goût de goémon ne vous inspire pas trop, choisissez la dulse au goût de noisette.

Tout cela pour dire que la gamme des algues proposées par les entreprises bretonnes permet toutes les nuances. Aujourd’hui, nous avons choisi le wakamé pour faire une sauce dips ou plutôt une trempette comme disent joyeusement les Québécois.

Pas besoin d’aller à la pêche : le wakamé se trouve assez facilement dans les magasins sous forme déshydratée, qui est très pratique. 3 à 5 euros les 50 g, on peut estimer que le wakamé est très cher… Mais une fois réhydraté, le wakamé séché voit son poids multiplié par 8 ou 10 !

C’est très simple et cela prend à peine quelques minutes : vous mettez 4 g de wakamé séché dans un bol, vous ajoutez de l’eau, et le miracle se produit sous vos yeux, vous êtes en bord de mer.

Wakamé séché et réhydraté

Égouttez, votre wakamé est prêt à être utilisé.

Pour notre trempette, nous allons simplement le hacher au couteau.

Et puisqu’on est si bien parti, nous allons ciseler très finement une échalote.

Mélangeons le tout avec 125 g de fromage blanc.

Rectifions l’assaisonnement sel et poivre.

La trempette est prête ! Proposez-la à l’apéro pour tremper des légumes, des chips, des nachos, des gressins ou encore des bâtonnets de surimi.

Excellent aussi sur des pommes de terre nouvelles, la saison commence !  pomme-terre-wakame

Concours général agricole 2018 : les produits bretons

Les produits bretons ont encore été distingués au Concours général agriclode 2018, dont les résultats ont été dévoilés à l’occasion du Salon de l’agriculture.

Vous pouvez trouver tous les résultats sur le site du Concours agricole. Sur cette page, en cliquant sur le bouton « Recherche avancée », vous pourrez choisir la région Bretagne et même les départements.

Voici les produits et entreprises qui ont obtenu une médaille d’or :

La mousse de canard au porta à l’ancienne Madrange par la Cooperl
La mousse de pur canard supérieur Onno par les Salaisons celtiques
Le pâté de campagne à l’ancienne Magrange par la Cooperl
Le saucisson cuit à l’ail à l’ancienne de la Cooperl
La confiture Abricot de Dame Cerise
La confiture de fraises gariguettes de Damien Rio
Le beurre demi-sel de la Laiterie Le Gall
Le beurre à la crème maturée de la Laiterie Le Gall
Le fromage frais de brebis nature, de Triballat Noyal
Le fromage fouetté Madame Loïk nature au sel de Guérande de Paysan Breton
Le yaourt bio au lait de chèvre vanille Vrai de Triballat Noyal
Le yaourt bio brassé nature au lait entier Vrai de Triballat Noyal
Le yaourt au lait entier, sucré, aromatisé vanille Malo de la Laiterie de Saint-Malo

Les cidres et jus de pommes

Le cidre AOP Cornouaille des Vergers de Kermao
Le cidre François Séhédic brut bio
Le cidre artisanal Le Brun demi sec des Cidres Bigoud
Le cidre doux Val de Rance des Celliers associés
Le cidre artisanal doux Domaine du Verger des Celliers de l’Odet
Le cidre de Bretagne IGP demi-sec des Celliers de l’Odet
Le cidre artisanale de Bretagne IGP demi-sec Kerné
Le cidre artisanale de Bretagne IGP doux Kerné
Le cidre brut fermier de Saint-Armel
Le cidre fermier demi-sec bio Prié vallée de la Rance du Gaec Prié et fils
Le cidre Saint-Armel doux fermier
L’eau de vie de cidre François Séhédic
Le jus de pommes fermier Saint-Armel
Le jus de pommes du Pays de Brocéliande

Les huîtres

Les huîtres creuses fines de Bretagne Thaeron, de Riec sur Belon
Les huîtres creuses fines de Bretagne Nord Cahue Père et fils, de Saint-Méloir des Ondes
Les huîtres creuses fines de Bretagne Nord Desrais, de Cancale
Les huîtres creuses fines de Cancale La Vivaraise, de Hirel
Les huîtres creuses fines de Cancale Céline, de La Famille Boutrais
Les huîtres de la Presqu’île sauvage, de Saint-Quay Portrieux
Les huîtres creuses fines de Bretagne Sud de Frédéric Le Guennec, de Crach
Les huîtres creuses fines de Bretagne Sud d’Atlantic Oysters, de Crach
Les huîtres creuses fines de Bretagne Sud de Pierrick Le Thiec, de Sarzeau
Les huîtres fines de Bretagne Sud des Viviers de Kercroc, de Plouharnel
Les huîtres creuses fines de Carnac de David Lanau, de Plouharnel
Les huîtres brassées mer, de Plevenon Cap Fréhel
Les huîtres Legris spéciales de Lilia, de Plouguerneau
Les huîtres creuses spéciales de Bretagne Nord Premium de Jean-Luc Le Gall
Les huîtres creuses spéciales de Cancale « Céline » de la Famille Boutrais, de Cancale
Les huîtres spéciales Kys Marine, de Carnac
Les huîtres creuses spéciales de Bretagne Sud Ty Huit’res, de Carnac
Les huîtres creuses spéciales de Bretagne Sud d’Atlantic’s Oysters, de Crach
Les huîtres creuses du Golfe de Corinne Le Roux à Sarzeau
Les huîtres plates Belon des Hermelles, du Vivier-sur-Mer

Le pitilig, délice simple et méconnu

Le pitilig, ou farz pitilig, est une sorte de grosse crêpe cuite comme une omelette. Oui, dit comme ça, ça n’est pas très engageant. Mais quel délice !

Le pitilig n’est pas très connu, je n’en ai entendu parler qu’en Nord-Finistère, et encore… Cette discrétion est un mystère. Car à chaque fois que j’en prépare, je rencontre un énorme succès auprès des enfants.

Le pitilig mériterait bien de se retrouver à la carte des crêperies, au menu des baraques à frites à la place des gaufres, hop là un cornet de papier, quelques morceaux de pitilig saupoudrés de sucre, “Au choix, nature, chocolat, confiture, caramel au beurre salé ?”. On pourrait même imaginer une chaîne mondiale de boutiques à pitilig, allez tiens, Pitilig Boutik, c’est parti !

Cuisine à l’Ouest apporte sa pierre à cet édifice en révélant, non pas tellement la recette, qui est vraiment simplissime, mais le tour de main, qui est un peu plus coton, et essentiel à la réussite de la cuisson.

La pâte à pitilig

Rien de bien sorcier, c’est une pâte à crêpe un peu épaisse. Faites-la comme vous en avez l’habitude, avec un peu moins de lait, ce sera parfait.

Et si vous n’avez pas l’habitude faites comme ceci : cassez 4 œufs dans un saladier, battez-les, ajoutez 300 g de farine, mélangez bien, ajoutez très peu de lait, remuez encore jusqu’à ce ce qui n’y ait plus de grumeaux. Puis ajoutez le reste du lait, environ un demi-litre.

Sucrez la pâte à votre goût.

La pâte à pitilig

Petit truc personnel : ajoutez à votre pâte des copeaux de beurre. Plus simple et plus rapide que de préparer du beurre fondu. Combien de beurre ? Oh, ben, on est en Bretagne, hein… À vous de trouver le compromis entre vos bonnes résolutions et votre légitime gourmandise. Tenez compte du fait qu’un pitilig sans beurre n’aurait aucun sens…

La cuisson du pitilig

Là, on entre dans l’expertise du pitilig. Si vous versez votre pâte dans la poêle en attendant que ça se passe, vous n’obtiendrez qu’une masse informe qui ne sera jamais cuite.

Si vous savez cuire une omelette dans les règles de l’art, vous allez comprendre tout de suite. Sinon, écoutez bien et regardez les photos.

Choisissez une bonne poêle, il vaut mieux quelque chose de costaud et bien lourd, qui offre un peu d’inertie thermique. Choisissez un feu bien large, capable de chauffer la poêle jusqu’au bord.

Chauffez votre poêle, bien bien chaud. Déposez-y un bon morceau de beurre (encore ? Ah ben oui, faut c’qu’il faut). Le temps de l’étaler, le beurre commence à fumer et noircir, versez très vite la pâte, ni trop ni trop peu, on va dire une épaisseur d’un centimètre environ.

Pitilig, première phase de cuisson

La pâte est rapidement saisie, c’est-à-dire que la partie en contact avec la poêle est cuite quasi instantanément. Le dessus, par contre, est encore liquide.

Laissez dorer quelques instants.

Le tour de main de la cuisson du pitiligÀ l’aide d’une spatule, soulevez le bord de votre pâte, et d’un mouvement du poignet, penchez votre poêle de manière à ce que la pâte liquide coule sous la pâte déjà cuite.

Faites le même geste tout autour de la poêle.

Laissez dorer cette nouvelle couche de pâte en contact avec la poêle, puis recommencez l’opération jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de pâte liquide.

Vous êtes toujours à feu vif, faites attention : il faut que ça dore, il ne faut pas que ça brûle.

L'aspect du pitilig en fin de cuissonDonc, avant que ça brûle, retournez votre pitilig pour dorer l’autre face. Baissez le feu et laissez cuire quelques minutes.

Vous avez vu comme c’est beau ?

Saupoudrez de sucre en poudre, ça croque sous la dent, c’est une merveille. Ça a quelque chose du kouign amann, de la crêpe et du far, mais c’est une saveur unique.

Vous avez de quoi calmer trois ou quatre gourmands impatients, juste le temps de préparer la deuxième fournée. Chaud devant !

Les idées minute
Filet de poisson en panure de sésame

Les graines de sésame apportent une saveur particulière, qui peut mettre en valeur certains poissons. Nous avons essayé cette panure de sésame sur un filet de tacaud.

Le tacaud très frais est un excellent poisson, au goût très délicat. La panure de sésame lui apporte, par la saveur et la texture,  un peu de vigueur sans le dénaturer. Cela devrait bien convenir aussi à un lieu noir ou à un filet de merlan. Comme un poisson pané, mais en plus classe !

Les graines de sésame peuvent être torréfiées, quelques minutes à la poêle, sans matière grasse, pour un caractère encore plus marqué. Attention tout de même, le sésame torréfié est un peu costaud, mieux vaut l’utiliser en mélange avec du sésame cru.

Passez vos filets de poisson dans de la farine, puis trempez-les dans de l’œuf battu, et enfin dans les graines de sésame.

Cuisez-les quelques instants dans du beurre à la poêle, des deux côtés. Attention, n’oubliez pas ce principe : le poisson est toujours trop cuit ! Dés que vous commencez à avoir un doute, c’est qu’il est cuit à point…

Servez sur un lit de légumes, ce sera parfait.