Rencontres aux Trophées de la gastronomie bretonne

Kouign amann de Kerjeanne

Ces Trophées de la gastronomie bretonne sont une renaissance. Il y a quelques années, ils avaient lieu en presqu’île de Quiberon, et avaient laissé un excellent souvenir aux participants.

Trophées de la gastronomie bretonne 2017Une association a repris l’idée, et ces premiers Trophées avaient lieu en ce week-end pascal, mi-avril 2017, à Pluvigner dans le Morbihan.

Du vendredi au dimanche, les Trophées proposaient animations, dégustations, restauration (bien évidemment !), expos, concerts.

Le marché festif était pour Cuisine à l’Ouest l’occasion de rencontrer quelques artisans des terroirs…

La biscuiterie Kerjeanne

Nathalie tenait le stand de la biscuiterie Kerjeanne, de Belz : “Nous sommes une biscuiterie artisanale de huit personnes. La vente se fait essentiellement à notre boutique de Belz et aussi en ligne, par notre site internet : nous tenons à garder notre savoir-faire artisanal chez nous.

Nous fabriquons toute une gamme de biscuits secs et de gâteaux bretons, traditionnels ou originaux. Par exemple, le Karimel Breizh : c’est un gâteau breton (pâte sablée), fourré de caramel au beurre au sel de Guérande. On dépose le caramel sur une première pâte, on recouvre d’une deuxième pâte. À la cuisson, le caramel remonte, c’est une merveille !

Ou encore, les Croquants de Saint-Cado, dont une partie des bénéfices est allé à la reconstruction du pont qui relie la petite île de Saint-Cado au continent. Le pont en pierre était en mauvais état, la somme nécessaire pour le remettre en état était énorme. Il y a eu un élan de solidarité pour préserver ce patrimoine, nous y avons participé avec nos croquants de Saint-Cado.

Voir le site internet de la biscuiterie Kerjeanne

La fromagerie d’Eugénie

Sylvie Guéhennec, de Languidic, proposait ses fromages : “Nous avons commencé à produire du fromage à partir du lait de nos vaches en 2010, ce qui m’a permis de revenir sur l’exploitation. Je suis d’abord allée en formation : on dit qu’il faut toute une vie pour apprendre à faire du fromage !

Nous faisons neuf fromages différents, dont l’Avel Mat, qui a obtenu le premier prix du produit fermier innovant à Pontivy en 2016, la tomette au pommeau, celle aux orties, de la tomme à raclette, du Ti-pavez, et également un camembert.

Éugénie, c’est le prénom de ma grand-mère, qui déjà faisait du fromage frais.

La ferme de Lintan

Vanessa, elle aussi, est productrice de fromage : “De formation agricole, j’ai d’abord été banquière, puis j’ai suivi une formation de responsable de fromagerie traditionnelle.

J’ai repris des terres en location, près de la ferme de mes parents, à Bréhan, dans le Morbihan. Puis j’ai fait un bâtiment avec mes parents, ce qui m’a permis de me libérer du temps pour la fromagerie.

Parmi mes fabrications : le Ti Pavez, fromage aux algues et à l’eau de mer, dont la recette a été élaborée par l’association Les Fromagers du Breizhon, qui réunit 10 producteurs.

Je fais mon Ti Pavez aux algues de Roscoff, en partie fraîches, en partie lyophilisées, et à l’eau de mer de Saint-Malo. L’eau de mer sert à saler, mais c’est dix fois moins salé qu’une saumure !

Je propose aussi le Fondant de Lintan et le Préféré de Mamie : c’est au départ un raté, une erreur de dosage de ferments, mais ma Mamie l’a adoré, c’était son préféré. J’ai quand même mis six mois à reconstituer mon erreur !”

Voir le site internet de la Ferme de Lintan

Les Jardins de Kerdelam

De savoureux pickles au stand des Jardins de Kerdelam, de Ploermel : “Nous cultivons en Bio des plantes aromatiques et médicinales, à partir desquelles nous proposons entre autres des tisanes. Un jour, Yoann a eu l’idée de faire des pickles de radis bio, c’était juste une expérience, et ça a très bien marché, tout est parti ! Depuis, nous avons agrandi la gamme qui est proposée en bocaux.

Voir la page Facebook des Jardins de Kerdelam

Les vergers de Kerdaniel

Les vergers de Kerdaniel

Jacques, créateur des Vergers de Kerdaniel : “Je faisais du vin dans le Languedoc. J’ai repris la maison de mes parents à Pluneret, j’ai décidé de reconstituer la ferme d’autrefois. Je me suis naturellement tourné vers le cidre : il y a des similitudes avec le vin, c’est une histoire de fermentation. Mais le cidre, c’est complexe : alors que les cépages de vignes sont assez peu nombreux aujourd’hui, et bien connus, il existe mille variétés de pommes ! Le cidre est un produit vivant et compliqué, surtout quand on le fait naturel.

Je retranscris dans la pomme ce que j’ai appris sur le vin : je presse, je laisse fermenter, puis je fais l’assemblage pour reconstituer les différentes saveurs que je propose.

Je propose aussi du jus de pomme : on peut faire de très jolies choses, en assemblant des pommes à couteau, qui apportent sucres et acidité, et les pommes à cidre, qui apportent des tanins et une palette aromatique très riche.

Voir le site internet des Vergers de Kerdaniel

Les macarons de la Presqu’île de Guérande

Nathalie tient le stand des macarons de Guérande : “Le macaron vient du Maghreb, c’est un gâteau à l’amande. Il est arrivé en Europe par l’Italie, puis en France par Catherine de Médicis. Depuis est apparue la recette du « macaron parisien », à double coque, que tout le monde connaît.

Philippe Clément, créateur des Macarons de la Presqu’île de Guérande, a remis la recette originale au goût du jour : nous fabriquons des macarons traditionnels.

C’est un gâteau à coque croquante. Il n’y a pas de farine, c’est l’amande qui fait le gâteau. C’est donc un gâteau sans gluten et sans lactose, c’est un autre avantage pour certaines personnes.

Nous proposons différents parfums : pistache, pomme-caramel, rhum-raisin, coquelicot… Nous vendons sur les marchés, et bientôt en ligne.

Mimi Confitures

Mimi Confitures

C’est l’histoire de Mireille, qui aimait faire des confitures… Elle s’est retrouvée au chômage, et en a profité pour se lancer. D’abord au sein d’une Scop, puis, en 2004, elle a créé son entreprise à Concarneau, Mimi Confitures. Son mari Patrick l’a rejoint quelques années plus tard.

Aujourd’hui, la gamme est impressionnante, elle se caractérise par des associations audacieuses : abricot-coquelicot, groseille-hibiscus, framboise-violette, poire-épices, fraise-menthe poivrée…

Coulis, pâtes de fruits et guimauves sont venues compléter l’offre, qui est commercialisée en épiceries fines, dans les magasins de produits régionaux et chez les cavistes.

Voir Mimi Confitures sur Facebook

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2 réflexions sur « Rencontres aux Trophées de la gastronomie bretonne »

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