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Courge iron cup, iron cap ou tetsukabuto ?

Photo de référence

Tracer l’origine des courges mériterait un vrai travail d’enquête… Elles viennent toutes d’Amérique du sud, mais ont pris des chemins parfois tortueux pour venir jusqu’à nous…

Nous avons trouvé cette iron cup dans un Grand Frais, chaîne de magasin qui met en avant cette courge cultivée, nous dit-on, dans le Piémont en Italie. C’est peut-être dommage d’importer des courges d’Italie alors que ça pousse très bien à côté de chez nous, mais bon, je n’avais jamais vu cette iron cup, il fallait bien la tester pour Cuisine à l’Ouest !

Venue du Japon par l’Italie

Petit travail d’enquête, donc, pour commencer. Et nous tombons sur un site de producteur de graines italien, ça tombe bien, si cette courge vient de là-bas, voilà donc une bonne source. Une source qui la nomme… courge japonaise iron cap !
Résumons : pour nous, c’est une courge qui vient d’Italie, pour les Italiens, c’est une courge qui vient du Japon… et pour les Japonais ? Eh bien pour les Japonais elle s’appelle tetsukabuto.
Tetsukabuto, c’est un peu difficile à retenir pour nos cervelles francophones. On va se contenter d’iron… mais mais mais, vous avez remarqué ? Le site italien parle, non pas d’iron cup (tasse de fer) mais d’iron cap (bouchon de fer)…
Alors, on fait quoi ? Puis qu’on la trouve sous ce nom dans nos rayons, nous allons continuer à l’appeler iron cup, et surtout, on va la goûter, cette courge.

Courge iron cup coupée
Peau gris-vert irrégulière, chair d’un bel orangé

Préparer l’iron cup

L’iron cup est plutôt grosse, elle pèse autour d’1,5 kg. Sa peau gris-vert est irrégulière, un peu verruqueuse.
Elle n’est pas très difficile à couper, on a vu pire avec la crown prince et la bleue de Hongrie. Par contre, elle est très très difficile à peler. Et pas de chance, la peau ne se mange pas. Il faut donc passer par cette corvée.

Peler la courge iron cup
Pour la peler, coupez-la en tranches, puis coupez la peau (tant bien que mal !)

La saveur de l’iron cup

L’iron cup crue

Tiens, puisqu’on passe un peu de temps à enlever cette peau aux allures d’écorce, coupons un petit bout de chair et goûtons-la crue : la texture est un peu farineuse, le goût est peu marqué, ni châtaigne ni truffe, peut-être un peu noisette verte… Première conclusion : il n’y a pas grand chose à faire de cette courge crue, nous allons donc passer à la cuisson.

L’iron cup cuite

Cuirre la courge iron cup
Une cuisson plutôt longue

La cuisson est assez longue :

  • 25 minutes à l’eau frémissante pour des morceaux croquants,
  • 40 minutes pour des morceaux fondants, par exemple pour une soupe mixée.

Une fois cuite, la texture de l’iron cup est assez agréable, entre le potimarron, dense et épais, et la butternut, un peu granuleuse. Le goût est plutôt neutre, pas très sucré, ce qui est finalement assez agréable.

Que faire de cette iron cup ?

Le goût neutre peut être intéressant en cuisine. Certaines courges sont un peu sucrées, ça ne plaît pas à tout le monde et ça ne convient pas à toutes les recettes. Alors l’iron cup manque de caractère, certes, mais on peut lui en donner en assaisonnant, en ajoutant des épices, des huiles, des aromates…
Ainsi, l’iron cup pourra constituer la base d’excellentes soupes, purées ou gratins.

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