Notre premier brassage

Le kéfir-bière, ça marche !

Cuisine à l’Ouest ne se lance pas dans la bière, non non, notre premier brassage, c’était pour faire du kéfir.

Du kéfir ? Mais il n’y a pas besoin de brasser pour faire du kéfir, se disent les adeptes, de plus en plus nombreux, de cette boisson fermentée maison (voir ici notre article sur le kéfir).
Alors ? Eh bien voilà, le kéfir, c’est sympa, léger et pétillant, mais ça manque un peu de corps. Il faudrait y apporter une saveur de bière, un soupçon d’amertume. On a bien essayé d’y mettre un peu de houblon, mais ça ne suffisait pas. Alors on a acheté du malt. De l’orge germé, quoi. Qu’il va maintenant falloir brasser. Nous y voilà.

Essai de concassage du malt
Essai de concassage au pilon : pas facile…

On trouve un tuto, on ne le lit pas entièrement avant de commencer, évidemment. Il faut d’abord la concasser, cette graine d’orge. Ah ? Les brasseurs ont des moulins, paraît-il. Pas nous. Mais on a un pilon de cuisine, comme on en fait juste un tout petit peu ça devrait aller. Penses-tu ! Ça n’est pas si facile à écraser… Après une demi-heure d’efforts, on se dit que ça n’est pas suffisant, et puis flûte, ça ira comme ça.
On verse dans notre casserole, oui oui, c’est notre « cuve de brassage », on met l’eau qu’il faut, on s’est renseigné, on a tout bien dosé comme il faut. Alors, on met à chauffer. 65°C pendant une heure. D’ac. On plonge notre thermomètre dans la casserole, ouais, ça marche, oh, ça monte, on baisse le feu, ah, ça baisse, on remonte le feu. Et puis on se rend compte que la température au fond de la casserole n’est pas la même qu’au bord. On va être obligé de touiller constamment pendant une heure pour uniformiser tout ça.

Brassage pour faire du kéfir-bière
Maîtriser la température…

Ah mais ça n’est pas fini, car notre tuto nous dit qu’il faut ensuite porter la température à 77°C, puis ajouter de l’eau chaude, à 77°C aussi, bref, on va vous passer les détails, ça se complique, il faut surveiller, touiller encore et encore.

Le bonheur simple du brassage

On passe les détails, oui, pour arriver à l’essentiel : bloqué devant notre casserole, à regarder et à humer notre grain d’orge faire des bulles, tout à coup on s’est senti bien. De la satisfaction, du bien-être, du bonheur… Quelque chose au niveau de l’instinct, vous voyez ? Cette activité nous a semblé naturelle, familière… Le brassage des céréales, c’est une activité humaine essentielle, depuis la nuit des temps. On s’est mis à penser aux premiers brasseurs évoqués  par Jean-Claude Amesen dans l’émission Sur les épaules de Darwin, sur France Inter, dont nous vous avons déjà parlé dans notre page sur la bière bretonne. Mais oui ! Le brassage, on a ça dans le sang, c’est évident ! La même sensation que lorsqu’on pétrit, à la main, la pâte à pain. Un bonheur venu de l’intérieur. Un bonheur venu de la nuit des temps.

Après brassage, récupération du moût
On récupère le moût, liquide précieux qui servira de base à notre kéfir-bière

Alors, ça marche, le kéfir-bière ?

Oui, bon, c’est mignon, ce bavardage, mais le résultat ? Ça a marché, votre kéfir-bière, là, ou bien ?” Patience, ami lecteur, on vient de faire un voyage de 20 000 ans dans le passé, on n’est plus à trois jours près…
Eh bien oui, nous sommes allés au bout de la chose, nous avons ajouté le houblon, récupéré notre moût, nous l’avons dilué, nous y avons ajouté du sucre et des grains de kéfir, nous avons laissé fermenter le tout quelques jours, et finalement nous l’avons mis en bouteilles… Et alors, et alors ???

Mise en fermentaiton du kéfir-bière

Eh bien, ce premier essai était prometteur, figurez-vous ! Pas parfait, bien sûr. Et bien trop compliqué à réaliser pour seulement 3 litres de boisson. Mais il y a là une piste. Nous avons maintenant suffisamment d’expérience du kéfir pour savoir qu’on va y arriver.
Depuis, on a creusé, on a trouvé une méthode simple, et on vous donne rendez-vous très bientôt pour un vrai kéfir-bière !

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